I quarant’anni di Europe Jeunesse
Immaginate un mondo dentro un mondo, una vallata dentro le vallate.
Immaginate un mondo che resiste per oltre quarant’anni e che si rigenera ogni giorno.
Non è un film: è la Gallia di Europe Jeunesse.
Nel 1968 alcuni uomini, Alain de Benoist, Giorgio Locchi, Pierre Vial, Roger Lemoine e altri ancora, concepirono un’idea di élite e di riconquista: crearono il Grece che doveva andare a contrastare i perni della cultura vigente, in nome di quella ancestrale, plurisecolare, millenaria della civiltà.
Nacque il cosiddetto gramscismo di destra e iniziò un percorso che ha dato tanti di quei frutti che pochi sarebbero in grado di riconoscerli tutti e di enumerarli.
Cinque anni dopo, nel 1973, su impulso di Maurice Rollet, di Jean-Claude Valla e di Jean Mabire, lo stesso scrittore e romanziere che ha formato tanti della mia generazione anche in Italia, fu creata un’organizzazione scoutistica. Con l’elmo di Sparta come emblema e con un solo impegno: marciare, soffrire, formarsi e tenere la schiena diritta.
Sabato tra la Dordogne e l’Auvergne al campo-base di Le Cellier, l’organizzazione ha festeggiato i suoi quarant’anni di vita. Quarant’anni di campi estivi di tre settimane, quarant’anni di sortite primaverili, quarant’anni di marce infinite, di tende montate e smontate, di cucine da campo portate sulle spalle, di piaghe, di fatiche, di scarponi sfondati. Quarant’anni di canti che esaltano il clan, la nazione, l’Europa, la tradizione reale e vissuta nel sangue e sul suolo.
Quarant’anni di campi, quindici dei quali vissuti come raid in altri Paesi d’Europa, due da noi.
Quarant’anni che significano anche tre generazioni almeno di giovani che si sono dati il cambio. Ci sono i figli e i nipoti di quelli che iniziarono, che sovente si sono sposati tra loro. Un mariage non pour tous. Hanno quasi tutti nomi normanni o che rimandano alla tradizione delle diverse regioni di Francia, occitani, celti ecc. Sono bellissimi nelle loro uniformi, con il berretto alla tre quarti, con i loro gagliardetti.
Rappresentano la solidità di una tradizione che attraversa la nazione con discrezione, marciandole dentro come arteria carsica.
Rappresentano il clan, esattamente quale esso è, non le buffonate del tribalismo urbano di chi si atteggia.
Sabato, con settecentocinquanta persone a salutare la fine del XL Campo, la cerimonia è stata emozionante.
Ai ragazzi che hanno concluso la marcia si sono aggiunti quaranta portagagliardetti, uno per ogni anno, sempre inalberato da qualcuno che in quell’anno debuttava.
La consegna dagli antenati ai giovani è stata fatta in modo solenne e con una partecipazione totale e trasportata.
Poi è venuto il tempo dei Presente!
In nottata l’unico dei fondatori ancora vivo, ma assai sofferente, Maurice Rollet, ha letto un peana per EJ. Tutti in piedi, di fronte a lui delle ragazze di dodici o tredici anni in divisa, tutti hanno intonato Honneur et Fidélité.
Chiusura intorno alla Fiamma dell’eterno ritorno intonando il Canto di EJ “Les oies sauvages” che si è alzato dal profondo del focolare.
Immaginate un mondo dentro un mondo, una vallata dentro le vallate.
Immaginate un mondo che resiste per oltre quarant’anni e che si rigenera ogni giorno.
Non so se ce la fate: servirebbe la semplicità silente e l’amore di svolgere il proprio compito senza pretendere che dia subito frutti, senza ansia, senza individualismo, senza sperare di avere tutto, subito e io.
Immaginate un mondo dentro un mondo, una vallata dentro le vallate.
Immaginate un mondo che resiste per oltre quarant’anni e che si rigenera ogni giorno.
Esiste: chiedetevi allora perché non ne fate parte.
….
Imaginez un monde à l’intérieur du monde, imaginez une vallée à l’intérieur des vallées.
Imaginez un monde qui résiste depuis plus de quarante ans et se régénère chaque jours.
Ce n’est pas un film : c’est le monde gaulois d’Europe Jeunesse.
En 1968, Alain de Benoist, Giorgio Locchi, Pierre Vial, Roger Lemoine et d’autres encore, concevèrent l’idée d’une élite et d’une reconquête: ils créèrent le GRECE (Groupement de Recherche et d’Etude pour la Civilisation Européènne) qui devait lutter contrer les piliers de la culture officielle, et le faire au nom de celle des ancêtres, multi-séculaire, voire millénaire de notre Civilisation.
Ce fut ainsi que naquit le “gremscisme de droite” et que commença un parcours qui a donné tant de fruits que peu de gens sont capables de les énumérer avec exactitude.
Cinq ans après, en 1973, sous l’impulsion de Maurice Rollet, Jean-Claude Valla et Jean Mabire, (écrivain et romancier qui a formé tant de gens de ma génération jusqu’en Italie) fut créé un mouvement de scoutisme.
Le casque de Sparte comme emblème et un unique engagement : marcher, souffrir, se former et garder les épaules droites.
Samedi, entre la Dordogne et l’Auvergne, au Camp de base du Céllier, le mouvement a fété ses quarantes ans de vie. Quarante ans de camps d’ete de trois semaines, quarante ans de sorties de printemps, quarante ans de marches infinies, de tentes montées et démontées, de cuisines de camp montées sur ses épaules, d’ampoules, de fatigue, de chaussures de marche usées à la corde. Quarante ans qui exhaltent le clan, l’Europe, la tradition réelle et vécue dans le sang et le sol.
Quarante ans de camps, 15 raids dans d’autres pays européens, dont 2 en Italie.
Quarante ans qui signifient aussi trois générations (bientot quatre !) de jeunes qui ont pris la rélève. Il y a les fil(le)s et les petit(e)s-fil(le)s de ceux qui commencèrent et qui, souvent, se sont mariés entre eux. Un mariage pas pour tous…
Ils portent des prénoms traditionnels qui se réfèrent aux Provinces de France et d’Europe.
Ils sont très beaux dans leur uniforme, foulard rouge et blanc, béret porté à la manière des chasseurs alpins et banières au vent.
Ils réprésentent la solidité d’une tradition qui a traversé la nation avec discrétion, en lui marchant dedans comme une artère carsique.
Ils représentent le Clan tel qu’il est, et non pas les bouffonades d’un tribalisme urbain qui prend sa contenance.
Samedi dernier, avec 750 personnes venues saluer la fin du XLème Camp, la cérimonie a été émouvante.
Aux jeunes qui achevaient leur Camp, se sont ajoutés quarante porte-bannières, (une pour chaque année), chacune rigoureuement tenue par quelqu’un qui débutait en cette année.
La consigne des anciens aux jeunes a été faite de façon solennelle, avec une participation totale et beaucoup de transport.
Puis est venu l’émouvant moment de l’hommage aux camarades disparus. (Present !)
La nuit tombée le seul fondateur toujours parmi nous, Maurice Rollet, a lu un péan pour EJ. L’assemblée debout devant lui, avec des jeunes filles de douze, treize ans en uniforme, tous ont chanté “Honneur Fidélité”.
Cloture devant la Flamme de l’éternel retour en entonnant le chant d’Europe Jeunesse : “Les Oies Sauvages”, qui s’est élevé tant de fois autour du foyer.
Imaginez un monde à l’intérieur du monde, imaginez une vallée à l’intérieur des vallées.
Imaginez un monde qui résiste depuis plus de quarante ans et qui se régénère tous les jours.
Je ne sais pas si vous pouvez y arriver : il faut pour cela la simplicité silencieuse et l’amour d’accomplir sa tâche sans prétendre que cela porte immédiatement ses fruits, sans anxieté, sans individualisme, sans espérer avoir tout, maintenant et moi.
Imaginez un monde à l’intérieur du monde, imaginez une vallée à l’intérieur des vallées.
Imaginez un monde qui résiste depuis plus de quarante ans et qui se régénère tous les jours.
Il existe: demandez-vous alors pourquoi vous n’en faites pas partie.
