martedì 3 Marzo 2026

La guerre au Proche-Orient

Aucune des interprétations courantes de ce conflit n'est correcte

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Le derby moyen-oriental, avec l’élimination de nombreux protagonistes locaux, suscite des réactions rarement bien ciblées.

La violation du droit international par les États-Unis et Israël ?

Rien de nouveau — et surtout rien d’exclusif. Depuis que ce droit existe, il n’est respecté que par ceux qui ne combattent pas. Ne nous racontons pas d’histoires.

Les atrocités des bombardements indiscriminés, même contre des écoles ?
Particulièrement nous , les italiens. savons très bien que ce sont les Anglo-Américains qui les ont inventés, tout comme les bombardements au napalm, au phosphore et les bombardements nucléaires.
D’autres les ont cependant parfaitement copiés. La Russie en Ukraine — et auparavant en Tchétchénie. L’Iran n’a pas fait mieux en Irak. Sans parler des bombardements contre les civils et des destructions des villes syriennes rebelles par les Russes et les Iraniens. Et je ne prends même pas en compte ici les milices privées des différents Califats.

Il convient donc simplement de prendre acte de la prépotence du plus fort sans tomber dans des moralisations discriminatoires et hypocrites qui ne devraient pas nous caractériser ni humilier notre intelligence.

Il y a ensuite la lecture politique, encore à faire, car il faudra attendre l’issue de ce qui, à Téhéran, ressemble fortement à un acte coordonné — de l’extérieur comme de l’intérieur — à l’image de ce qui s’est produit au Venezuela.

Il ne s’agit pas du conte opposant l’Occident au Sud global

Avant tout, Israël n’est pas en Occident et n’est pas non plus occidental ; c’est plutôt un acteur à culture syncrétique, composé de communautés occidentales, de fondamentalistes religieux exactement semblables aux islamistes, et d’une forte composante de juifs orientaux à mentalité asiatique comparable à celle des Russes.
Surtout, il ne l’est pas parce que dans ce derby — aux côtés des Israélo-Américains et contre les Iraniens — se trouvent des pays, des gouvernements et des mouvements sunnites et wahhabites en conflit avec Téhéran sur plusieurs théâtres, en premier lieu le Yémen.

En réalité, hormis les effets économiques, nous sommes étrangers à ce conflit.
À l’exception de ce qui concerne la mer Rouge, où les Houthis, manœuvrés par Téhéran, ont jusqu’à présent nui aux Européens au bénéfice indirect des Américains.

Comprenons les raisons

qui, depuis quelque temps déjà, ont opposé Téhéran à ceux qui armèrent l’Iran contre l’Irak — à savoir les États-Unis et Israël — lesquels, pendant des décennies (comme on le sait publiquement depuis l’affaire Iran-Contra), l’ont soutenu et même armé dans ses actions systématiques dirigées contre les régimes socio-nationaux, la cause panarabe, le nationalisme palestinien et dans son déclanchement d’un impérialisme internationaliste ayant provoqué des guerres ethnoreligieuses entre musulmans, ouvrant de fait la voie au scénario utopique du Grand Israël du Jourdain à l’Euphrate.

Pourquoi, soudainement, le meilleur agent de la cause israélienne dans la région s’est-il retrouvé en tension réelle avec Washington et Tel-Aviv, et non plus seulement dans leur comédie du chat et du renard ?

Nous soutenons depuis longtemps que la découverte de gaz sous-marin et la transformation — au moins depuis 2020 — de l’État juif en un grand hub énergétique israélo-arabe ont modifié les relations régionales et, à travers une série de coopérations telles que les Accords d’Abraham ou le système antiaérien MEAD, ont créé un nouveau système d’alliances. Désormais, contrairement à hier, Israël trouve plus d’intérêt auprès des bourgeoisies et des émirats sunnites qu’auprès des imams chiites.

Par ailleurs, le duo israélo-américain joue aussi ses propres cartes pour acquérir des parts hégémoniques au sein de la nouvelle coalition. Washington doit démontrer qu’il demeure indispensable en son sein afin d’empêcher que le tiers-mondisme arabo-israélien ne devienne à l’avenir une puissance avec laquelle il faudrait négocier d’égal à égal.

Ainsi, profitant des affrontements internes entre les mafias politico-religieuses iraniennes, Américains, Israéliens et wahhabites coopèrent entre eux, tout en se disputant le prestige durant l’action. Un peu comme ce qui s’est produit entre les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

À propos de guerre mondiale

En janvier 1942, quelqu’un affirma que si elle était perdue, le monde tomberait entre les mains du Crime organisé — et c’est bien ce qui s’est produit, y compris techniquement, compte tenu du rôle assumé par les mafias et les clans dans toutes les régions de l’hémisphère.

Une erreur récurrente consiste à attribuer cette condition exclusivement à la puissance hégémonique — ou aux puissances hégémoniques — alors qu’il s’agit d’une condition commune, partagée et transversale qui doit être révolutionnée.

Les différentes organisations criminelles de pouvoir et de contre-pouvoir sont constamment à la fois complices et rivales, et il n’existe entre elles aucune opposition essentielle.

Ainsi, la mafia religieuse iranienne, qui a objectivement et très longtemps servi les intérêts de clans plus puissants, tels que les américains et les israéliens, si aujourd’hui elle se retrouve à recevoir des coups et à les rendre — ou à faire semblant de le faire — n’a aucun titre pour se présenter comme victime ou comme alternative.

Nous assistons à une répétition des affrontements entre Palermitains et Corléonais, ou à un effilochage local de Yalta, comme cela s’est produit à partir de 1979 lorsque les serviteurs russes des Américains perdirent leur soutien pour avoir dépassé les limites avec les ingérences qu’ils tentèrent d’imposer en Afghanistan.

L’Iran, sur le plan de la politique internationale, a servi des causes mafieuses

et a saboté ou détruit celles qui avaient une portée idéale et un potentiel intéressant. Il l’a fait au détriment de l’OLP ; il l’a fait contre des gouvernements qui soutenaient les patriotes palestiniens, comme l’Irak et la Libye.
Il a agi contre toute dimension nationale, en commençant par la tentative de provoquer en Irak une guerre civile entre communautés religieuses.

Aujourd’hui, il est remis à sa place, et il n’y a pas plus à s’en plaindre que si des délinquants en robe arrêtaient un vaurien avec lequel ils avaient toujours partagé leurs collations.

Par goût personnel, j’oserais même une réflexion qui me plaît beaucoup :
Un à un, en commençant par le juge qui le fit pendre, en passant malheuresement par les Syriens qui coopérèrent avec la coalition ennemie, jusqu’aux Iraniens, Saddam est allé les chercher tous.

Si l’on veut absolument prendre parti dans un derby du vomi

il faut éviter de perdre la tête.
Je peux comprendre que, par raisonnement par exclusion (ce que sont contraints de faire ceux qui n’ont ni idées claires ni programme d’action), on puisse surtout soutenir l’un contre l’autre des deux adversaires, quel qu’il soit.
Même à supposer cela, il est fondamental de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un conflit entre un Occident générique et un prétendu Sud global, puisqu’il s’agit d’un derby du Sud et de l’Est impliquant directement la puissance hégémonique mondiale et seulement indirectement la Chine et l’unique autre puissance mondiale, l’Europe.
Que l’on décide de soutenir ou de combattre « l’Occident », on s’est au minimum trompé de match.

Pour ceux qui croient qu’il s’agit d’une guerre contre l’islam

ou contre les menaces islamistes, je rappelle que nombre des acteurs soutenant l’action anti-iranienne sont musulmans et même jihadistes. Si certains pensent que l’Arabie saoudite, le Qatar ou les Émirats arabes unis combattent la charia, ils se trompent lourdement.

Pour ceux qui préfèrent la porcherie des tyrannies obscurantistes à la décadence occidentale, je n’aurais qu’une chose à conseiller : l’adresse d’un bon psychiatre.

Le psychiatre est bel et bien nécessaire ! Ces derniers temps, par infantilisme ou sénilité, certains en sont venus à encenser même la Corée du Nord ou à exalter un régime, celui de l’Iran, qui jette en prison les femmes ne portant pas le voile ou portant des pantalons serrés, et qui pend les dissidents.
Cela ressemble à un régime communiste avec l’aggravation d’un obscurantisme théocratique que — comble du comble — certains ont confondu avec la Tradition, alors qu’il en est précisément la négation absolue, du moins dans les formes assumées par les Indo-Européens.

Nous en sommes à la réédition du « trinariciutisme » guareschien : celui qui ne parvient pas à gagner de l’argent veut appauvrir celui qui produit ; celui qui ne sait pas conquérir ses libertés jouit de voir les autres peuples privés des leurs.

Que le régime iranien, en plus d’avoir toujours joué un rôle politiquement subversif, soit aberrant, on ne peut le nier qu’avec des tonnes de mauvaise foi ou en s’agitant dans une camisole de force.

Si, pris par cet autre derby du siècle, certains soutiennent les imams parce qu’ils répriment et pendent les homosexuels, au-delà de l’absurdité en soi, rappelons que ces lois répressives furent les premières promulguées par Khomeini en 1979, avec des peines variables selon le degré de parenté et les centimètres de pénétration.
Ce qui signifie que — si l’indicateur de la décadence devait être celui-là — il s’agit là d’un phénomène massif et généralisé ; c’est donc une société qui ne peut servir d’exemple, même sous cet angle obsessionnel.

Certains préfèrent ceux-ci à ceux-là ? De gustibus, voire de disgustibus.
Et cela vaut aussi en sens inverse.

Il ne s’agit pas d’établir lequel des deux camps serait le moins pire

ni de décider comment ils doivent vivre dans leurs contrées, mais de comprendre ce qui importe à nous, en tant que peuples européens.
Et, dans le scénario moyen-oriental et de la mer Rouge, cela ne peut être que le maintien d’accords multilatéraux avec tous, sans être le moins du monde impliqués dans leur bourbier.

Il semble qu’aucun gouvernement européen ne soutienne l’un ou l’autre camp, mais que l’on cherche plutôt à jouer un rôle de médiation. Même l’Angleterre a, à juste titre, refusé ses bases aux Américains ; l’Espagne l’a fait également ; la position modératrice de l’Italie — qui a toutes les cartes en main pour agir en ce sens dans la région — est pour l’instant explicite.

Et si l’on s’obstine à ne pas raisonner en termes de politique et de civilisation, mais qu’on ne puisse s’empêcher de prendre parti, que chacun soutienne qui il veut.
Personnellement, je recommande le pop-corn.

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