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Faire l’Europe

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Sans plus se tromper

La situation aujourd’hui est comprise par très peu de gens. Par très, très peu de gens. Certains ont une vision partielle, héritée du siècle dernier et ils s’y accrochent sans savoir comment l’actualiser. Les «théoriciens du complot» ont identifié le rôle semi-caché des pouvoirs réels, mais en le simplifiant de manière grossière et trop systématique. Ils n’ont d’autre réponse qu’une sorte de «retour au passé», comme si le monde n’avait pas changé au cours des dernières années, même dans les dimensions physiques et géométriques et comme si nous n’étions pas vraiment dans un autre millénaire duquel on ne ne peut pas s’échapper en imitant les hamish. C’est la pensée de la quasi-totalité des populistes de droite et des eurosceptiques. Quant aux marxistes sérieux, pas les libéraux ni les «tiques», ils interprètent tout en termes de «dynamique» et de «phénomènes». Ils identifient mieux que les réactionnaires ce qui se passe, mais moins les facteurs humains et métaphysiques. Leurs solutions, résultat d’une superstition mystique, sont en tout cas absurdes. Ils dénoncent la formation de ce qu’ils appellent «l’impérialisme européen», sans être affectés par notre myopie, ils sont aveuglés différemment. Pourtant ils sont attentifs aux actions et réactions de ce processus, mais surtout aux entraves de la part de toutes les puissances étrangères, principalement de Washington et Moscou, et la spéculation ignoble la City de Londres contre nous tous. Eux, au moins ont remarqué que la tentative des «impérialistes européens» à adopter des instruments de politique complétés d’une puissance monétaire à l’échelle continentale, a suscité les plus vives réactions de la City et de Wall Street. D’autre part, à cause de la concurrence mondiale et de la spéculation usuraire, la restructuration est accompagnée par des coupes terrifiantes dans le tissu social et économique par ceux qui s’illusionnent de regagner ainsi en compétitivité. La réponse à tout cela selon la théorie marxiste se trouve dans la lutte des classes et dans l’opposition classiste aux actions anti-sociales, alors que celle des réactionnaires se veut contre l’Europe vue à tort comme la responsable de ces coupures. Coupures qui viennent plutot de la classe politique existante dans tous nos pays. Et le contre-exemple hongrois en est la preuve. La seule réponse qui m’intéresse personnellement, non seulement du point de vue idéal mais aussi à cause d’un raisonnement matérialiste projeté vers l’avenir, est celui qui se pose en opposition à la restructuration anti-sociale à travers une série de propositions et surtout, grâce à l’imposition d’actions concrètes. Des mesures concrètes qui doivent se marier avec une tendance plus grande et plus forte vers ce que les marxistes appellent «l’impérialisme européen», qui est à la fois notre étoile polaire et notre seul avenir possible. Le reste n’est qu’utopie et mène à l’atomisation et à l’extinction de nos peuples et de notre civilisation. Il est temps, même si nous avons de nombreuses années de retard sur tout, d’agir pour faire l’Europe. Sérieusement. Et de laisser derrière nous les sirènes réactionnaires et marxistes qui, à tous égards, faussent depuis trop longtemps notre réflexion et notre chemin qui a perdu toute boussole.

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