mercoledì 21 Febbraio 2024

Stratégie de la tension : le retour

En France, mais pas seulement

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Romans-sur-Isère, action-réaction. Mais il y a aussi Dublin. Et avant cela, il y a l’attentat à Madrid contre un fondateur de Vox et les affrontements à Rotterdam. La stratégie de la tension se déplace selon des schémas très précis.
Le paradigme est celui de l’Italie des années 60-80, qui fonctionne comme suit. Tout d’abord, on permet aux milieux séditieux de s’exciter impunément, sans intervenir pour éteindre le foyer. Cela s’est produit en Italie avec les milieux insurrectionnels d’extrême gauche, et cela se produit aujourd’hui avec les milieux djihadistes dans toute l’Europe.
Pendant longtemps, lorsque ces milieux passent à l’acte, les coupables ne sont pas identifiés. Si ce n’est vraiment pas possible de les arrêter, on les libère de prison le plus tôt possible. On veille toujours à ce que la magistrature qui s’occupe d’eux soit très clémente. Cela les convainc d’être impunis.
Les terroristes sont toujours une minorité, même parmi les leurs. Pour que la stratégie de la tension réussisse, et donc pour qu’ils trouvent autour d’eux le soutien et les renforts nécessaires, il faut créer un “état de menace”, et pour cela, on monte un épouvantail.
En 1970, en Italie, c’était le coup d’État avorté de Borghese, un coup d’État impossible à réaliser qui a vu les mêmes protagonistes renoncer à la dernière minute, mais qui a permis à la bande Feltrinelli de rassembler des gens inquiets et ainsi de donner naissance au terrorisme rouge.
En France, la “menace” pour les banlieues a été le phénomène Zemmour, habilement monté, auquel, en plus de financements substancieux, une publicité démesurée a été accordée.

En accordant de cette manière une justification et une raison de mobilisation à la partie terroriste, on passe à la phase de l’armement. L’extrême gauche italienne a été armée par de nombreux acteurs différents, tout comme pour les banlieues. L’armement n’a jamais été contrecarré car le désordre interne favorise le maintien des oligarchies dans chaque nation et fait partie des jeux de puissance internationaux.
De l’armement, on passe à la spectacularisation qui produit des imitations. Crépol, le 18 novembre, est clairement une imitation de la boucherie du 7 octobre lors de la fête rave israélienne.
“Tuer un Français n’est pas un crime” remplace “tuer un fasciste n’est pas un crime”, car il est impossible que les meurtriers du jeune Thomas, arrivés à Crépol depuis le quartier de La Monnaie de Romans-sur-Isère, en criant des slogans djihadistes et “mort aux Blancs !”, n’aient pas été identifiés ni arrêtés.
La menace construite de toutes pièces a fonctionné car des jeunes courageux se sont rassemblés pour donner une leçon aux meurtriers, mais ils ont été brutalement malmenés par la police pour ensuite avoir des ennuis avec la justice, ce qui n’est pas arrivé souvent aux tueurs djihadistes et dans ce cas également, on remarque comment le gant de velours est utilisé vis à vis des meurtriers de Crépol, et comment l’enlèvement, le déshabillage et la torture d’un garçon à La Monnaie par le gang sont minimisés. En circonstances inverses, ils auraient tous été capturés en quelques heures et auraient rapidement fait l’objet de condamnations immédiates avec des peines d’environ vingt ans de prison.

Nous sommes toujours dans les schémas de la stratégie de la tension car les terroristes doivent croître jusqu’à ce que cela semble utile et ceux qui s’opposent à eux ne doivent pas avoir la liberté de mouvement car, à cause d’eux, un phénomène d’imitation de masse pourrait se produire, risquant de clore le jeu.
C’est une spirale qui peut devenir désastreuse. Les deux parties ne bénéficient pas des mêmes garanties juridiques car aux terroristes, tant qu’ils sont utiles, tout est permis, tandis que ceux qui défendent leur nation sont brutalement discriminés. Mais à la longue, tout le monde paiera cher, sauf les marionnettistes.
Ce qu’il ne faut absolument pas faire dans cette situation, c’est perdre son calme. Il n’est pas possible de tout résoudre par un affrontement sur un terrain miné. Il est nécessaire de garder les nerfs solides, d’adopter une clarté politique, une compétence médiatique et de pratiquer la construction de relations permettant de briser la spirale et de sortir du choix forcé entre la répression et la reddition.
Il ne s’agit en aucun cas de jeter l’éponge, mais de réfléchir et de ne pas se faire surprendre comme toujours. Car jusqu’à présent, c’est un déjà vu.

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